web2day 2016

20Jun16

Avec mon associé Léo nous avons participé la semaine dernière au web2day, festival du numérique, qui se déroule tous les ans à Nantes. L’événement se déroulait du mercredi matin au vendredi soir et nous y étions du mercredi début d’après-midi au vendredi début d’après-midi (48h).2016-06-15 18.52.12

La Ville de Nantes

Pour un Strasbourgeois qui va fréquemment à Paris et a déjà visité quelques grandes villes en Europe, Nantes est une ville très différente : de grands espaces ouverts, des friches récemment reconverties qui mêlent du neuf moderne et du très vieux moche à l’architecture quelconque. La gentrification en action.

Le lieu : l’Île aux machines

Web2day se déroulait cette année sur l’ïle aux Machines : une ancienne friche, un très grand batiment dont il reste surtout la structure, abritant le fameux éléphant et Stereolux (2 salles de concert). A deux pas on retrouve la “Cale 2 créateurs”, Trempolino (café arty + salles de concert + plusieurs studios), plusieurs écoles (dont 1 école de design), le Manège des Fonds Marins (un très grand manège permanent), etc. Un côté très arty, moderne, avec un gros parti pris architectural. Pas mal bobo on va dire, mais beaucoup moins trash que Berlin.

L’événement

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Une très gross orga : sept tracks en parallèle, des stands présents dans le centre névralgique de la conf, plusieurs food trucks (mais pas assez pour servir dans un temps décent).
Au niveau des stands : 1/3 institutionnel, 1/3 startups, 1/3 organisations/entreprises qui aident les startups. Comme dans toutes les confs modernes, ce n’est pas un salon : il y a des stands, mais ce n’est pas l’objet principal du festival.
D’ailleurs, l’événement est censé être un festival. En réalité ça ressemble plutôt à une conférence avec 7 tracks en parallèle. Les 1 ou 2 stands dédiés à l’expérimentation ne pèsent pas lourd par rapport au reste.

La population

La légende urbaine dit que Web2day est devenu le plus gros événement tech/startups en France, surtout depuis que LeWeb s’est arrếté. Et que l’audient est désormais internationale. C’est vrai qu’il y a beaucoup de monde. Apparemment, ils attendaient 3500 personnes cette année (comme d’autres conf tech, web2day est au début une petite conf très web au départ, qui a beaucoup grandit et qui s’est plus ouvert aux startups au fil du temps). Cependant, j’ai finalement vu peu d’étrangers, d’ailleurs, j’ai peu entendu parler anglais.
Mais surtout, j’ai été étonné de voir peu de parisiens. En fait, je pense que c’est simplement dû au fait que lorsque j’entends “le plus gros événement en France”, mon cerveau comprend “des gens qui viennent de toute la France”. Or, mon sentiment, c’est que la grande majorité des participants vient de Nantes et du Pays de Loire (ce qui est déjà impressionnant !).
Du coup, l’audience est un mélange tech/startups. J’ai vu beaucoup de tshirts Devooxx par exemple🙂

Les conférences

 

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Comme dit précédemment, 7 tracks en parallèle, c’est beaucoup. Mais en même temps, les sujets sont très différents. Un des tracks était plutôt orienté workshop (sur 2 ou 3h à chaque fois) et un track était très hardcore tech. Mes conférences préférées étaient surtout celles où ça ne parlait pas tech (celle sur la fin du salariat, halte au startup washing en France avec Oussama, fonctionnement de Kima avec Jean de la Rochebrochard, présentation de The Family avec Oussama).
Bémols

– Bien que le festival dure 3 jours, le vendredi à midi tout commençait à être remballé.
– La soirée du jeudi était quelconque. Trop de monde, pas assez intimiste, pas assez exploratoire (pas assez arty ?). Vin de mauvaise qualité😉
– L’endroit utilisé par la track tech, la “Cale 2 créateurs” aurait pu se nommer “La Cave des développeurs”. Un endroit un peu à l’écart, beaucoup moins fun que les autres lieux. Avec sa soirée spéciale de clôture (why oh why séparer les devs des autres participants ???!!).
– A boire et à manger dans les sujets des conférences
– un billet quand même cher (249€ / 3 jours ou 99€ / jour) qui donne accès aux confs et au café/croissant le matin mais c’est tout. Même pas un petit buffet ou une bière comprise🙂 Alors qu’il y a quand même pas mal de sponsors !
– impossible de trouver un hôtel à quelques jours de l’événement, rien d’organisé pour aider à pallier ce problème

Conclusion

Les 3 objectifs que je me fixe habituellement quand je vais à une conférence (sortir la tête du guidon, apprendre des trucs, rencontrer des gens) ont été remplis. Autant pour Scalingo que pour le VP d’Alsace Digitale que je suis. Ca m’a permis de voir l’écosystème startups de Nantes et un quartier qui pourrait ressembler à ce que va devenir celui de la Coop à Strasbourg.
Le problème inhérent à ces très grands événements, c’est que tu as finalement du mal à faire des rencontres impromptus. La plupart des gens viennent en groupe. Les rencontres se sont faites à chaque fois que le cadre devenait un peu plus intimiste. Une alchimie difficile à réaliser pour les très très grandes conférences (même si France Digitale avec son France Digitale Day y arrive très bien).
Est-ce que je retournerai au web2day ? Sans doute. Mais peut-être moins longtemps que les 48h qu’on y a passé. Le mieux serait de caser quelques rendez-vous et/ou choisir quelques confs à voir absolument et de faire l’impasse sur les autres.

 

 


CSWtbGrWsAA9RaRAvec mon associé Léo et notre startup Scalingo, nous avons été sélectionnés pour la première phase du programme d’accélération Big Booster qui se déroulait les 27, 28 et 29 novembre 2015 à la Cité Internationale de Lyon. Etant donné la foultitude de programmes d’accélération disponibles en France et en Europe, il me semble intéressant de rendre compte de notre expérience.

J’avais entendu parler de Big Booster sur la mailing list du groupe Strasbourg Startups. Jérémy Wies nous faisait passer le mail de son contact à la BPI. Un programme d’accélération dont BPI fait la promo, c’est assez peu commun pour éveiller mon attention. Je vais voir le site Big Booster et, malgré le peu d’informations, j’arrive à dégager l’essentiel de la proposition émise par ce programme :

  • programme d’accélération “non profit” connectée avec l’accélérateur MassChallenge de Boston
  • 3 domaines représentés (Biotech, Digital, Global Impact)
  • une présélection drastique mais un dossier somme toute simple à remplir lorsqu’on a déjà un peu bossé sur son projet et qu’on a un Business Plan ou au moins un Executive Summary
  • Bootcamp de 3 jours à Lyon à l’issue duquel un TOP 20 est mis en place, qui recevra 5 mois d’accompagnement et 1 semaine d’accélération à Boston en février 2016, dont le résultat est un TOP 3 avec un lot d’une valeur de 100.000€

Pourquoi nous avons posé notre candidature

Chez Scalingo on est dans une phase du projet où il est important et nécessaire d’accélérer. Participer à un programme d’accélération est donc un choix naturel. Mais au-delà de ça, je suis avec attention l’évolution du paysage des accélérateurs en France et en Europe, et, le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils sont souvent décriés et leur utilité souvent difficile à prouver. A tel point que certains mentors habitués de ces programmes me disent qu’il n’y a que 2 ou 3 programmes en Europe qui valent le coup (sur les quelques centaines disponibles). Les autres n’ont pas ou très peu d’intérêt pour les startupers, et ne servent qu’à faire grandir l’aura de leurs propres créateurs.

Ainsi, le fait que Big Booster soit un programme court (3 jours de bootcamp pour démarrer), non-profit (pas de prise de participation dans l’entreprise), proche (à Lyon), peu cher (oui, ça coûte un peu d’argent, il fallait bien que le “non profit” ait une conséquence à un moment, pour le bootcamp le prix est de 300€ pour le porteur de projet, puis 600€ pour chaque personne supplémentaire), l’ouverture à l’internationale/US et avec des mentors qui savent ce qu’ils font (voir le logo Axeleo sur le site a été déterminant sur ce point) a été déterminant pour nous. Et puis, bon, étant un compétiteur dans l’âme, essayer d’arriver dans le TOP 20 pour partir à Boston est un challenge qui m’intéresse aussi, si tant est que j’ai l’impression que la compétition est “fair” (n’est-ce pas Stéphane ?), et les signaux me semblaient plutôt favorables sur ce point.

Les plus

Je pense que ce bootcamp Big Booster a réussi à recréer l’alchimie que l’on retrouve durant les Startup Weekend. En effet, on retrouve :

  • le temps contraint (54h pour un SW, 72h pour Big Booster)
  • l’équipe de mentors et coachs qui sont tous là bénévolement et travaillent avec bienveillance avec les startupers (tout en les poussant vers leurs retranchements)
  • l’alternance de temps entre temps speaker (inspirant ou expert pour parler d’un sujet en particulier) et temps de travail avec les mentors, qui crée une frustration et nous pousse à faire des choix
  • la compétition interne, qui, même si elle n’est pas primordiale, permet de mettre une pincée de challenge, juste suffisante pour que les startupers en parlent de temps en temps avec le sourire mais pas assez pour qu’on ressente le besoin de pousser un startuper dans l’escaler pour gagner 1 place dans le classement
  • focus sur le pitch, le pitch, le pitch. Ca peut paraître accessoire mais comme un de nos mentors nous l’a rappelé “le pitch ce n’est pas seulement parler en public, c’est aussi moi qui projette ma vision et la confiance dans mon propre projet”

Cet environnement détonnant produit d’ailleurs le même genre de résultat :

  • une énergie folle, tout le monde est là pour bosser et se défoncer
  • un networking intense, plein de gens biens qui sont là pour aider, te mettre en relation avec la bonne personne pour que tu puisses continuer à progresser
  • on s’amuse de la compétition mais on sait qu’on est avant tout là pour progresser sur soi-même et sur son projet

Evidemment, si on retrouve ces fondamentaux, ça ne suffit pas. Il faut mettre tout ça en musique. Et si dans un Startup Weekend, on est au niveau de l’idée, à Big Booster on est au niveau de l’exécution, souvent depuis plusieurs mois. Personne n’est là par hasard, tout le monde est passé par les fourches caudines de la présélection, ce qui garantit un certain niveau. D’ailleurs, et c’est là la vraie force de Big Booster, le niveau des mentors, aussi, est élevé. On sent que les organisateurs ont fait chauffer leur téléphone pour faire venir des mentors de toute la France. Sans compter que MassChallenge Boston a envoyé quelques émissaires sur place.

En plus de tout l’aspect accélération de startups, Big Booster est aussi l’occasion pour les lyonnais de nous montrer leur écosystème. Blend Web Mix se déroulait d’ailleurs en parallèle et on a eu droit à une soirée en commun. Big Booster est d’ailleurs organisé par la Fondation pour l’Université de Lyon. Visiblement l’accélérateur Axeleo a aussi mis la main à la pâte.

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Les moins

Toute la communication autour de Big Booster s’est faite en anglais, avec un positionnement très international. Comme souvent en France, dès qu’on fait appel à des speakers, par choix ou par nécessité, on a droit au sempiternel : “Excuse my english, je vais maintenant continuer à parler français”. Je passe sur les speakers qui commencent directement leur intervention en français. Plutôt décevant. D’ailleurs, au sujet des speakers, hormis ceux du premier jour, qui étaient ou inspirant, ou qui ont livré leur vision sur Big Booster ou sur l’écosystème lyonnais, je suis plutôt resté sur ma faim. Mais c’est aussi ma faute. En temps contraint j’ai fait l’impasse sur plusieurs speakers pour rester travailler sur mon projet et améliorer mon pitch. D’autant plus qu’on n’avait aucun programme de passage des speakers, ça aurait aidé à m’organiser.

Si durant l’événement, on a clairement senti une grande maîtrise et un investissement certain dans la production de l’événement, la communication avant l’événement était plutôt très aride. D’ailleurs, on nous a demandé de payer avant qu’on ait le programme. Un peu brutal. Et puis pourquoi faire payer 300€ la personne qui a déposé le dossier et 600€ pour les personnes supplémentaires ? Une startup c’est rarement une seule personne, c’est plutôt une équipe de co-fondateurs:/

Le fait de réunir 3 filières (Biotech, IT et Clean tech) n’a pas eu vraiment d’impact sur le déroulement de l’événement. On est resté un peu en vase clos. L’organisation Big Booster a d’ailleurs fait l’impasse sur un des fondamentaux du Startup Weekend : faire se rencontrer les gens, en organisant ces rencontres, que ça soit au travers de l’ice breaker au démarrage ou la foire aux talents qui forcent les gens à se parler. En effet, il ne suffit pas de répéter à l’envie “Parlez-vous” pour que les gens se parlent🙂

Enfin, autre point négatif, je suis obligé de souligner qu’on n’a pas été sélectionné pour faire partie du TOP 20 à l’issue des 3 jours. Mon petit coeur de compétiteur s’en est trouvé meurtri ;-p

Conclusion

Pour moi personnellement, ainsi que pour Scalingo, Big Booster a été un super événement. On a fait beaucoup de rencontres et on a beaucoup progressé. Ca nous a permis de sortir la tête du guidon après plus de 2 ans à travailler sur notre projet. Parce que, même si on travaille sur une levée de fonds depuis quelques mois et qu’on a déjà beaucoup travaillé notre pitch, notre business plan et notre vision, être entouré de beaucoup de bonnes fées comme c’est le cas à Big Booster, ça aide beaucoup. Ca aide concrètement, et ça aide au moral, et ça, il ne faut pas le négliger.

Au final, on a rencontré plein de nouvelles personnes avec une super patate et on va sans doute continuer à travailler avec certaines d’entre elles. Vous entendrez prochainement parler de ce qui s’est initié pour nous durant Big Booster et comment ça s’est concrétisé.

Enfin, on peut dire que Big Booster a été une belle démonstration de force de l’écosystème lyonnais.

Encore merci à notre équipe de mentors, et notamment Alex, Anaïs et Sophie, à Big Booster et aux gens de Axeleo avec qui j’ai pu échanger.

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Écosystème des forêts humides

Le pôle métropolitain Strasbourg-Mulhouse a donc obtenu le label French Tech le 24 juin 2015, avec une spécialité MedTech.

Pour rappel, et comme cela est rappelé sur le site officiel, la French Tech désigne tous les acteurs de l’écosystème de startups français. C’est aussi une politique publique innovante à travers l’Initiative French Tech au service de ce collectif et de la croissance des startups. J’avais d’ailleurs écris quelques slides pour expliquer “C’est quoi la French Tech”.

On parle donc bien de startups, de leur croissance et de leur écosystème. Je préfère donc souligner que la French Tech ce n’est pas la digitalisation des entreprises. Enfin pas directement. S’il n’en est pas fait mention, c’est que L’État français espère que la digitalisation des entreprises se fera notamment par l’acquisition de startups.

Les éléments constituant un écosystème développent un réseau d’échange d’énergie et de matière permettant le maintien et le développement de la vie (Wikipedia). Dans le cadre des startups cela veut dire permettre la création de nouvelles startups, permettre leur croissance et, on l’oublie un peu en France, permettre leur mort.

Pour créer et faire croître des startups il faut des idées, des compétences et du capital. Et les conditions pour que tous ces éléments rentrent en synergie.

Je vais donc m’essayer à lister ce qui existe déjà et ce qu’on pourrait faire dans le futur pour améliorer la situation, à Strasbourg, et en Alsace d’une manière générale.

Des compétences et des idées

Si l’Université de Strasbourg délivre un certain bagage, j’aime bien penser que le premier savoir délivré par l’université c’est celui de nous apprendre à apprendre. Et c’est ce qui est fondamental dans le monde des startups : très peu de domaines  “startups” sont enseignés en cours. Il est donc important que les gens s’intéressent par eux-mêmes au sujet “startup” ou plus exactement qu’on les y intéresse. Ensuite, il faut mettre en pratique ces compétences et là il n’y a pas 15000 façons : il faut se jeter à l’eau🙂 Et cela est d’autant plus important qu’il est (enfin) généralement admis que ce n’est pas l’idée qui est importante, c’est son exécution. Et être bon en exécution est un art qui se cultive.

Grâce aux divers hackathons (Hacking Health Camp, Hacking Industry  Camp, Hackathon e-Citoyen) ou dans une certaine mesure au travers du programme Tango & Scan (mais j’y reviendrai plus tard) de en plus de personnes sont incitées à la réalisation de MVP (Minimal Viable Product), dans un délai court qui plus est ! Et, évidemment, les différents Startup Weekend (Strasbourg et Mulhouse) permettent d’aller plus loin dans la vision business de son MVP (et en bonus ils permettent aussi de sortir de sa zone de confort !).

Ces différents événements permettent à la fois de cultiver sa capacité à exécuter une idée et à confronter son idée au marché. Oui, parce que, si la méthode Lean nous enseigne que les idées devraient provenir avant tout de l’interview d’un maximum de personnes pour découvrir quels sont leurs problèmes et comprendre si elles seraient prêtes à payer pour des services/produits qui résoudraient leurs problèmes (via la pré-vente), je constate que c’est un mode de pensée qui est encore peu répandu en France (mais je vois néanmoins de plus en plus de gens la mettre en pratique).

Du capital

Les startups ont besoin de capital tout au long de leur vie afin d’alimenter leur croissance. Lorsqu’elles sont jeunes, qu’elles exécutent leur idée et qu’elles ne génèrent pas d’argent (ou extrêmement peu), elles ont besoin d’une sorte de financement qu’on appelle l’amorçage.

Aujourd’hui, l’écosystème de startups strasbourgeois est en émergence. Cela signifie qu’il y a beaucoup de startups jeunes, qui ont donc besoin de capital d’amorçage.

Il existe depuis peu en Alsace un fond d’amorçage (Cap Innov’Est) pouvant mettre des tickets entre 200k€ et 1M€. Je ne peux que constater qu’on sent un frémissement grâce à ce seul fond. Mais les startups ont parfois besoin de démarrer par des tickets plus petits, aux alentours de 100k€ et moins. Ce sont des sommes qui sont habituellement apportées par des Business Angels. S’il existe Alsace Business Angels, on ne peut pas dire que le nombre de deals IT qu’ils génèrent soient significatifs. Mais j’attends avec impatience qu’ils me donnent tort. En effet, il nous faudrait beaucoup plus de BA (Business Angels) à Strasbourg et en Alsace afin de démarrer beaucoup plus de projets ! D’autant plus que ces “petits” tickets permettent souvent de faire effet de levier auprès des fonds dont je parlais précédemment.

L’état français a bien compris qu’il y avait un problème dans cette zone de financement. C’est pour cette raison qu’il a mis en place le Fond National d’Amorçage ou encore les PEPITE (tel que ETENA) et leurs statuts Etudiant-Entrepreneur qui aide à démarrer un projet avec un peu plus de sécurité, lorsqu’on est étudiant.

Quelques idées pour la suite

Si un programme d’accélération de startups n’a pas encore vu le jour à Strasbourg, c’est sans doute parce que c’est un projet complexe. En attendant, je vois plusieurs autres leviers plus simple à actionner.

Tango, Scan et… Startups

Pourquoi ne pas créer une troisième catégorie “Startup” à côté de Tango et Scan, de façon à pouvoir financer la preuve de concept d’une idée de startup ? Le montant habituellement mis en jeu dans ce programme correspond tout à fait au développement d’un prototype (au moins dans le monde du web/mobile). Et il serait d’ailleurs grand temps qu’on ait dans le coin des outils financiers du même type que ce que propose le Centre Francilien de l’Innovation.

Un lieu post-levée

Au travers des différentes actions menées par Alsace Digitale, notamment Strasbourg Startups, on voit bien que les relations inter-personnelles entre startupers et l’émulation joue un rôle important dans la “maturation” des startupers. Ceci passe par le partage d’expériences et d’apprentissages. Mais aussi, et on ne le perçoit pas forcément au premier abord, par le partage d’expérience et notamment des expériences difficiles sur le plan psychologiques (sachant qu’un moment difficile ça peut aller jusqu’au crash de sa boîte). Il est important de s’épauler dans ces moments là aussi.

Ainsi, créer un espace de travail pour des équipes startups accueillant leurs premiers salariés a du sens. Dans l’étape précédente de la vie de la startup (où la startup est constituée des seuls fondateurs), les multiples espaces de coworking strasbourgeois fournissent déjà un matériau adéquat. Mais il y a encore peu de lieux à Strasbourg qui permettent à des équipes de 3 à 15 personnes de se poser et de collaborer, et pour les lieux qui existent, les règles d’accès sont parfois obscures. Pour rappel, la seule condition d’accès à La Plage Digitale c’est de pouvoir payer son loyer. Bref, il manque un lieu physique, bien identifié, d’une certaine ampleur, pour les startups à Strasbourg. Et justement, le quartier COOP serait tout indiqué pour un tel lieu…

Renforcer la communauté de Business Angels

Pour être honnête, je n’ai pas d’idées précises pour augmenter le nombre de Business Angels en Alsace, mais peut-être est-ce un boulot pour les politiques ?

Conclusion

Comme vous l’aurez compris, l’écosystème de startups strasbourgeois est jeune et mature peu à peu. Et comme on dit chez Alsace Digitale, “on avance en marchant”. On s’attaque donc aux problématiques au fur et à mesure qu’elles se présentent. J’ai essayé dans ce billet d’aider à la réflexion sur ces sujets.


Startup Communities: Building an Entrepreneurial Ecosystem in Your CityAlsace Digitale a maintenant un peu plus de 5 ans et comme toutes les organisations agiles, nous avançons en marchant et nous apprenons en faisant (Learning by Doing). Ces préceptes s’appliquent autant aux actions que nous menons (la forme) qu’à notre vision (le fond). Dans ce billet, je vais les développer, autant pour l’expliquer au monde que pour m’aider à les synthétiser pour moi-même🙂

Ainsi, et ce depuis le début d’AD (Alsace Digitale), notre ambition est de créer plus d’activité économique dans le numérique à Strasbourg (et par extension en Alsace), notamment par la création et le développement de plus de startups. On faisait donc de la FrenchTech avant l’heure🙂

Aujourd’hui chez AD, on articule nos actions et nos réflexions autour de 3 pilliers : Attraction, Cristallisation, Développement. Tout s’écrivant au fur et à mesure (le fameux Learning by Doing dont je parlais précédemment), ce que je vais vous expliquer ici n’était pas forcément aussi clair il y a 4 ans, et il y a des chances que dans 4 ans, ces explications deviennent encore plus matures, à l’instar de la Team Academy finlandaise et de son Rocket Model, qui a été mis sur papier plusieurs années après la création de l’école !

Attraction

EdgeNight (concert électro et mapping sur la Médiathèque André Malraux) durant EdgeFest 2015

Comme le rappelle l’édition du mois de juin du magazine Or Norme, l’histoire d’AD, et de l’écosystème numérique strasbourgeois en général, débute sans doute avec le premier BarCampAlsace en 2005. C’est donc avant tout une histoire de rencontres physiques entre personnes qui partagent un certain nombre de valeurs, ou qui partagent au moins une passion commune. L’Attraction est donc tout naturellement le premier pilier de l’action d’Alsace Digitale.

En effet, en l’absence d’écosystème existant, il est primordial d’allumer le premier étage de la fusée. C’est ici que l’on place des événements comme HackSXB (mini hackathon mensuel), Devoxx4Kids (initiation à la programmation pour les enfants), EdgeFest (festival des communautés numériques et créatives à Strasbourg), les meetups Strasbourg Startups (comme les Demo Night) ou notre activité de coworking au travers des 2 lieux La Plage Rivétoile et La Plage du Shadok. L’objectif est de se faire rencontrer des gens qui ne se seraient pas rencontrés, de leur offrir un cadre dans lequel ils peuvent s’exprimer, collaborer, inventer. En quelque sorte, c’est favoriser la sérendipité. Certaines de ces actions ou certaines de ces événements sont explicitement conçus pour ouvrir l’esprit des gens à l’entrepreneuriat.

Cristallisation

Startup Weekend Strasbourg 2013

Si on suit la logique précédente, on a fait se rencontrer des gens d’horizons différents en les plaçant dans un certain contexte, et notamment un contexte entrepreneurial. On ne parle pas encore forcément de création d’entreprises mais au moins de l’imagination et de la création de projets communs.

On espère évidemment que ces gens décident de réellement créer leur propre entreprise. Et quoi de mieux que de se tester un week-end (c’est quoi 2 jours dans une vie ?) en conditions réelles ? C’est là qu’intervient le Startup Weekend, un événement désormais devenu emblématique autant à Strasbourg qu’à Mulhouse.

L’objectif de ce pillier est de placer les gens dans l’action. On travaille sur un projet dans un contexte d’énergie pure avec plusieurs contraintes qui concourent à l’ambiance autant qu’à notre disposition mentale. On rit, on pleure, on bosse et on commence à dessiner les futurs contours de l’entreprise que l’on aimerait créer.

A l’issue de cette phase on doit savoir si le projet est viable et si j’ai envie, d’un point de vue très personnel, de m’y impliquer.

Et ça marche ! Comme je le rappelais récemment, il se crée en moyenne 2 entreprises après un Startup Weekend.

Mais le Startup Weekend n’est pas le seul élément de cet étage de la fusée. Le Hacking Health Camp est finalement à cheval entre les 2 pilliers “Attraction” et “Cristallisation”.

Développement

Demo Night Strasbourg StartupsUne fois l’entreprise créée, il faut la propulser plus loin. C’est pour cela que j’ai créé le groupe Strasbourg Startups : la communauté apprenante des fondateurs de startups strasbourgeoises. On y échange sur nos succès, nos défaites, nos astuces, nos trouvailles, etc. Et surtout, on brise la solitude de l’entrepreneur. On y mène également des actions en commun, et bientôt j’espère, des actions de lobbying.

Par la suite, on a aussi démarré Geeks on a Farm : la rencontre transfrontalière de startupers. Des speakers inspirants et des workshops, un bon cocktail pour continuer à faire progresser son projet. Car, comme le disait Maître Pascal : “L’évolution de l’entreprise est plafonnée par l’évolution personnelle de l’entrepreneur”.

Evidemment ce n’est pas assez pour faire grandir des startups, mais c’est un début. On peut espérer que l’accélérateur de startups santé Hacking Health Factory oeuvre en parallèle. Sans compter les autres projets d’accélérateurs alsaciens.

Conclusion

Alsace Digitale est encore jeune mais on n’en est qu’au début de l’histoire. Et je suis content qu’Alsace Digitale soit autant une bande de potes qui s’éclatent dans l’action qu’un espace de réflexion sur le fond, un véritable Think Tank.

D’ailleurs, qu’on ne s’y trompe pas, le process Startup Weekend ressemble étrangement à ce que l’on fait chez AD :

process Startup Weekend
De même, on est exactement dans la dynamique du livre “Startup Communities: Building an Entrepreneurial Ecosystem in Your City” de Brad Feld, qui explique, en partant de son expérience à Boulder (Colorado), comment construire une communauté de startups dans n’importe quelle ville du monde : un projet mené par des entrepreneurs, une équipe soudée parce qu’un tel projet dure 20 ans, une communauté qui reunit des entrepreneurs mais aussi des “feeders” (personnes intéressées, institutionnels, etc). Heureusement, avec AD on a déjà mis les pieds dans ce processus depuis un peu plus de 5 ans. Reste 15 ans🙂

Merci à Justine et Yannick pour la relecture🙂


L’association Alsace Digitale organise avec plusieurs partenaires des Startup Weekend depuis 4 ans. Ces événements se déroulent tous les ans durant le mois de novembre. Cette année aura donc lieu la 4ème édition.

C’est quoi un Startup Weekend ?

Un Startup Weekend est un événement qui dure le temps d’un week-end où les participants montent une startup. Startup Weekend est d’ailleurs une organisation mondiale qui s’appuie sur des équipes de bénévoles locaux pour organiser les événements. Il y a des Startup Weekend partout dans le monde, de Mumbai à Stockholm en passant par Téhéran. Et donc, à Strasbourg aussi.

Et le Startup Weekend Strasbourg ?

Après avoir participé avec Justine à un Startup Weekend à Paris en 2010, j’étais tellement excité après cette expérience survoltante qu’il me semblait évident qu’il fallait en organiser un à Strasbourg. L’association Alsace Digitale venait de naître et nous avions créé ce “véhicule” justement pour organiser ce genre d’événements, pour “secouer le cocotier” comme on dit. Stéphane et d’autres sont donc venus m’épauler. L’organisation de la première édition a été pas mal mouvementée et assez consommatrice en temps et en énergie. Heureusement, l’expérience acquise a permis que ça se passe beaucoup mieux les années suivantes🙂
Aujourd’hui, j’ai décidé de me mettre en retrait de l’équipe d’organisation (en effet, le montage de ma nouvelle boîte me prend un peu de temps !) et ce sont des jeunes qui n’en veulent, comme Nicolas Griselle, qui reprennent le flambeau.

Pour quels résultats ?

Chaque édition du Startup Weekend Strasbourg coûte quelques centaines d’heures de bénévolat et environ 12000 € (payés par la vente de tickets et nos merveilleux sponsors). Pour ce prix, on a :

  • plus d’une centaine de participants (dont une grande partie d’étudiants) sensibilisés à l’entrepreneuriat
  • un événement international, en langue anglaise, avec des visiteurs allemands, suisses, russes, argentins, etc.
  • un événement unique de networking
  • des orateurs prestigieux comme Eric Senet ou Alexandre Roos qui viennent nous raconter leur histoire
  • une communauté de mentors qui grandit d’année en année

De plus, les Startup Weekend ne sont pas des simulations (comme cela se pratique parfois). De vraies sociétés se créent les semaines qui suivent. Il se crée en moyenne 2 entreprises après un Startup Weekend Strasbourg. Parmi celles-ci, on peut noter Synovo, Rêves aux Lettres, Easy Night ou encore Contaact qui viennent régulièrement faire la une des journaux ces derniers mois.

Il se crée en moyenne 2 entreprises après un Startup Weekend Strasbourg.

Un succès qui s’accélère

Ci-dessous un petit graphique qui représente les ventes de tickets (cliquer sur l’image pour voir les détails).

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On peut voir que pour cette quatrième année tous les tickets ont été vendus en à peu près 1 mois et qu’on est “sold out” près de 2 semaines avant l’événement ! Le succès du SWSXB aurait donc même tendance à s’accélérer🙂

Et la suite ?

Afin de pérenniser la communauté des startupers strasbourgeois créée dès le premier SWSXB, j’ai créé le groupe Strasbourg Startups. Un regroupement de fondateurs de startups strasbourgeoises (et alsaciennes par extension), une véritable communauté d’apprentissage et de collaboration. Puisque, comme on le dit souvent, une startup n’est pas une version plus petite d’une grande entreprise, c’est une structure particulière. Nous ne sommes par nombreux, il faut donc s’entraider.

Mais la véritable suite logique c’est le projet d’accélérateur de startups d’Alsace Digitale. Mais j’y reviendrai dans un prochain article.


Levée-de-fonds

Le site MyFrenchStartup répertorie les startups françaises et les levées de fonds. Et comme il est possible trier ces levées de fonds, je me suis donc amusé à extraire les levées de fonds en Alsace de ces 3 dernières années.

Disclaimer : comme cela est rappelé sur le site MyFrenchStartup, ne sont répertoriées que les levées de fonds pour lesquelles il y a eu une communication (et que la communication est arrivée jusqu’aux oreilles de MyFrenchStartup!).

Disclaimer 2 : même si la levée de fonds n’est qu’un indicateur et que ce n’est pas l’alpha et l’omega dans le domaine des startups, il n’en reste pas moins que c’est un indicateur pour lequel on a des chiffres.

Nom Secteur Année Montant Lien
AGRI ESPRIT SSII, Software 2014 1000k€ lien
SIR FULL SERVICE SSII, Software 2014 500k€ lien
AXILUM ROBOTICS Biotech, Greentech, Santé 2013 850k€ lien
BIOSYNEX Biotech, Greentech, Santé 2013 500k€ lien
CELLPROTHERA Biotech, Greentech, Santé 2013 4600k€ lien
CELLPROTHERA Biotech, Greentech, Santé 2013 2540k€ lien
COOLTECH APPLICATIONS Biotech, Greentech, Santé 2013 1500k€ lien
COOLTECH APPLICATIONS Biotech, Greentech, Santé 2013 8000k€ lien
DEFYMED Biotech, Greentech, Santé 2013 1200k€ lien
FYSIKI Site Internet 2013 350k€ lien
PROXIMIS SSII, Software 2013 1000k€ lien
PROXIMIS SSII, Software 2013 150k€ lien
BIOSYNEX Biotech, Greentech, Santé 2012 700k€ lien
DOMAIN THERAPEUTICS Biotech, Greentech, Santé 2012 2000k€ lien

Conclusion 1 : nombre

Sur 2012/2013/2014, seuls 10 projets ont levé des fonds. C’est très peu. En comparaison, la Région Aquitaine a déjà vu passer 9 levées de fonds, rien qu’en 2014.

Conclusion 2 : répartition

Sur les 10 projets, 4 projets numériques ont levé. Le reste étant du domaine des “Biotech / Santé”. En effet, on peut quasiment qualifier “COOLTECH APPLICATIONS” d’anomalie systémique : c’est le seul projet Greentech (qui a d’ailleurs beaucoup plus levé que les autres projets).

De plus, les projets Biotech ont tendance à lever plusieurs fois et à lever beaucoup plus d’argent que les projets “numériques”.

Mise à jour : sur les 24890k€ de cet échantillon, seuls 12% vont à des projets numériques, ce qui est va à l’opposé de la tendance nationale où les levées de fond dans le numérique surpasse celles dans les Biotech ou les Greentech (source) :

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Conclusion 3 : projets numériques

Sur les 4 projets numériques, leur domaines d’application sont :

Si on considère que les priorités alsaciennes (au sens des collectivités) sont officiellement l’industrie et les Biotech/Santé, autant on ressent un impact au niveau des startups dans le domaine de la Biotech/Santé, autant on voit très peu de passerelle industrie/startups numériques. D’autre part, Agri Esprit, Fysiki et Proximis sortent complètement des canons habituels alsaciens, ce qui tendrait à prouver que les startups numériques peuvent naître n’importe où, rien qu’avec la force de leur fondateur (hommage à eux), sans nécessairement de lien avec le “Plan” ou la volonté des collectivités alsaciennes (pas de startup ayant levé dans le domaine des industries créatives par exemple).

Conclusion 4 : polarisation

Une seule startup du côté de Mulhouse, toutes les autres se trouvent à Strasbourg (et environs).

Conclusion

D’où la nécessité de faire émerger plus de nouvelles startups (très peu de projets actuellement) et d’avoir un framework généraliste d’accélération de ces startups (puisqu’on ne peut pas préjuger du domaine d’application de ces startups).


Depuis quelques temps je regarde chaque vidéo de la chaîne Youtube de l’accélérateur TheFamily qui est une mine d’informations pour les startupers.

Une de ces dernières vidéos provient du Growth Hacking meetup organisé dans les locaux de TheFamily et traite du sujet des homepages :

Ca faisait déjà quelques semaines que je bossais en parallèle avec mes amis de Method in The Madness sur des pictos pour la homepage de Appsdeck, la startup sur laquelle je bosse depuis quelques bons mois maintenant. Du coup je me suis attelé à tout faire d’un coup : mettre en place ces nouveaux pictos et refondre la HP grâce aux bons conseils du Docteur Oussama.

Avant
Appsdeck.eu_-_Platform_as_a_Service_-_Deploy_and_scale_easily_all_your_apps_-_2014-05-02_17.09.47

Après
Appsdeck_-_Deploy_and_scale_easily_all_your_apps_-_2014-05-02_17.10.02

Après visionnage de la vidéo, j’ai donc fait le choix d’aller vers une homepage de type “tu t’inscris ou tu dégages”. Cependant, comme j’avais pas mal travaillé sur mes 3 pictos fétiches, je n’étais pas encore prêt à les lâcher. D’autant plus que je pense qu’ils servent l’ambiance graphique et la culture d’Appsdeck. Je les ai donc gardés.

Ensuite, même si en apparence c’est une homepage qui commence à se rapprocher du modèle “tu t’inscris ou tu dégages” je triche un peu : à première vue il y a peu d’informations parce que je recadre ma première section principale pour qu’elle prenne toute la place dans le navigateur, le reste du contenu de la page étant accessible via la petite flèche vers le bas, de façon à obtenir un simili-“tu t’inscris ou tu dégages”.

Bon ensuite les classiques du genre : le bouton “call to action” qui invite à s’inscrire. Un peu de réassurance avec le “no credit card required”.

Du coup j’en ai également profité pour éclaircir la bandeau de navigation du haut de façon à faire ressortir le logo.

Même si je ne suis pas un designer, je suis plutôt content du résultat. En effet, personne ne s’est plaint de la homepage (!) et j’ai même eu quelques commentaires positifs sur cette nouvelle homepage. Vous me direz que dans l’esprit “growth hacking” je devrais maintenant mesurer. Mais comme j’ai mis tout ça en ligne pour l’ouverture de la bêta publique d’Appsdeck, le concept de “transformation” n’avait pas encore de sens. Mais on a quand même récolté +30% d’utilisateurs pendant les quelques jours qui ont suivi la mise en ligne de la bêta ouverte.




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